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samedi 28 juillet 2012

chrysler

Chrysler

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Chrysler Corporation
Description de l'image  Log Chrysler.svg.
Création1925
Dates clés1998 : fusionne en DaimlerChrysler
2007 : rachat par le fond Cerberus
2009 : Dépôt de bilan et reprise par Fiat
FondateursWalter Percy Chrysler
Personnages clésLee Iacocca (Pdt)
Sergio Marchionne (Pdt)
Forme juridiqueSociété anonyme
SloganEngineered beautifully 
Siège socialDrapeau des États-Unis Détroit, Michigan (États-Unis)
ActivitéAutomobile
Société mèreDrapeau de l'Italie Fiat
Site webwww.chrysler.com
Chrysler Group LLC est une société américaine contrôlant plusieurs marques automobiles : Chrysler, Dodge, Ram trucks, Jeep, Mopar, SRT (Street and racing technology) et Green Eco Mobility. Cette société est la propriété du groupe italien Fiat depuis 2009.
Entre 1998 et 2007, elle a fait partie du groupe allemand DaimlerChrysler, puis a été rachetée le 14 mai 2007 par le fonds d'investissement américain Cerberus Capital Management. Ce rachat a été consacré le 6 août 2007 avec la présentation de The New Chrysler et le retour du Pentastar (étoile à cinq branches) comme nouveau logo.
Le 30 avril 2009, la société se met sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine et se déclare en faillite. Le 10 juin 2009, la nouvelle société Chrysler Group LLC est née dans laquelle Fiat assure la gestion de la nouvelle société et dispose de 30 % du capital, pourcentage qui passera à 46 % dès le premier trimestre 2011. Lorsque l'aide du gouvernement américain sera remboursée, Fiat pourra dépasser les 51 % du capital de la société. En 2011, la nouvelle Fiat SpA a acquis le contrôle majoritaire de Chrysler Group (58,5%) par Fiat Group Automobiles.
Depuis le rachat par Fiat, la marque n'est plus commercialisée en Europe, sauf au Royaume-Uni. Les modèles qui furent vendus sur le vieux continent sont désormais badgés Fiat ou Lancia.

Sommaire

Histoire

Les années 1920 : La naissance d'une marque

La première voiture de marque Chrysler, la six, est sortie en 1924 et fut présentée à l'hôtel Commodore de New York. Son créateur, Walter Percy Chrysler, souhaitait que sa voiture soit présentée au New York Automobile Show mais il se vit refuser l'entrée sachant que son véhicule n'était pas encore en production. Avide de marketing, il a donc eu l'idée de l'exposer, aux investisseurs potentiels, dans ce grand hôtel de Manhattan. Cette stratégie alternative a payé et un banquier de la Chase Securities a souscrit une participation de 5 millions de dollars dans la Maxwell Motor Corp. (Société de W. Chrysler). La six fut donc rapidement commercialisée et fut la première voiture au prix abordable. Cette auto amena d'autres évolutions comme les quatre freins hydrauliques ou un moteur six cylindres.
Le 6 juin 1925, W. Chrysler racheta les capitaux restants de la Maxwell Motor Corp. afin de créer la Chrysler Corporation. Le développement de cette nouvelle société fut d'une rapidité considérable.
Ainsi, début 1926, Chrysler détient près de 3 800 concessions sur le territoire des États-Unis, avec un bénéfice gigantesque de 17 millions de dollars. La prospérité de la société continua pendant la décennie qui suivit, avec le lancement de nombreux véhicules qui connaîtront un certain succès, notamment l'Imperial 80 en 1927. Non seulement cette voiture était la première voiture réellement décapotable de Chrysler, mais c'était aussi le premier modèle de la marque à faire l'objet d'une campagne publicitaire en couleurs.
En 1928, Chrysler fonde la marque Plymouth pour l'entrée de gamme, la DeSoto pour le milieu de gamme et achète la société Dodge Brothers. Cette stratégie avait pour but d'offrir une gamme complète de véhicules à l'image de la production de General Motors.
Ce programme prit sa fin logique en 1955 avec la mise en place de la marque Imperial (au lieu de modèles). À cette date, Chrysler proposait, comme GM, cinq marques de voitures.

Les années 1930 : La grande dépression

Durant les années 1930, Chrysler est remarqué à la fois pour ses qualités techniques et ses crises financières périodiques. À la fin de la décennie, les marques DeSoto et Dodge vont concurrencer les gammes des autres divisions sur leurs propres marchés.
Durant la grande dépression, W. Chrysler refuse de laisser mourir sa compagnie. En 1934, la société lance la Chrysler Airflow, un modèle révolutionnaire comprenant un corps aux formes très élancées, qui fut parmi les premiers véhicules à utiliser les principes scientifiques de l'aérodynamique. L'Airflow, avec ses formes reprises de l'aviation, fut une grande réussite technologique (carrosserie allégée, records de vitesse). Chrysler développe aussi la première soufflerie pour tester ce nouveau modèle. Malheureusement, le Chrysler Airflow ne fut pas bien accueilli par le public et ce sont les modestes divisions Dodge et Plymouth qui ont permis à Chrysler de perdurer durant la Grande dépression, grâce à des modèles conventionnels et un peu plus populaires.
Plymouth fut l'une des rares marques qui ont augmenté leurs ventes pendant cette période. La société lança aussi, à cette époque, une division pièces détachées nommée Mopar (Motor Parts), dont le nom reste associé à certains produits de la firme.

Les années 1940 : La Seconde Guerre mondiale


Usine de Détroit en 1942, fabrication de char léger M3 Lee
L'insuccès de l'Airflow eut un effet refroidissant sur les services ventes et promotion de Chrysler, qui laissa la marque sans réelles innovations durant les années 1940 et 1950. On peut noter l'exception de l'installation de phares escamotables sur certains véhicules de la production DeSoto de 1942. C'est la division militaire de Chrysler, avec les célèbres chars M3 Lee, qui a surtout porté la société à cette époque.
Lors de l'engagement américain dans la Seconde Guerre mondiale, Chrysler Corporation avait déjà participé aux préparatifs et fournissait des chars d'assaut de 25 et 28 tonnes aux forces alliées en Europe. Heureusement pour les motoristes américains, l'effort de guerre n'a pas freiné la production automobile de Chrysler - au moins pendant un moment. Le modèle le plus caractéristique, lancé au début des années 1940, a été le fourgon de luxe Town & Country, qui a démarré en 1941. Ce précurseur du minivan moderne Town & Country permettait de transporter jusqu'à 9 personnes. Il avait un panneau arrière et était le premier fourgon à intégrer des panneaux authentiques en bois à l'extérieur. Sans surprise, le nouveau "woody" a remporté un beau succès auprès du public, en particulier durant l'après-guerre, avec la version décapotable, populaire sur les autoroutes dès 1946. Son prix de départ, raisonnable, était de 3 970 dollars.

Les années 1950

Les avancées technologiques se poursuivirent toutefois et, en 1951, Chrysler lança le premier d'une longue série, le Hemi V8.
En 1955, les choses s'éclaircirent, après le lourd style après-guerre, avec le lancement des modèles et de la campagne publicitaire Forward Look de Virgil Exner. Cette campagne continua jusqu'en 1961. Avec ces nouveaux modèles, Chrysler prit l'avantage sur ses concurrents dans le domaine du design automobile et produisit quelques authentiques classiques, dont la Plymouth Fury de 1956 et la Chrysler 300C de 1957.
La seconde génération de véhicules Forward Look, en 1957, vit le lancement de la Torsion-Aire. Ce n'était pas une suspension à air mais un système de suspension à action indirecte par torsion du ressort, qui réduisait drastiquement les masses non suspendues et déplaçait le centre de gravité du véhicule vers le bas et l'arrière, rendant la conduite plus souple et assurée. Toutefois un afflux en production provoqua des problèmes de contrôle de qualité (principalement liés à la carrosserie) entraînant, au final, une plus rapide dégradation par la rouille). Ces problèmes, ajoutés à une récession américaine, poussèrent la société vers une nouvelle période d'attente.

Les années 1960

Au début des années 1960, la société fit de bons et de mauvais investissements.
En 1960, Chrysler lança la construction du châssis monocorps et fut le premier des trois grands constructeurs automobiles (Chrysler, Ford et General Motors) à le proposer. Tous les produits Chrysler furent ainsi standardisés, à l'exception des modèles de la marque Imperial. Cette technique donnait une plus grande rigidité au châssis, la faisant moins « bringuebaler ». Ce système devint rapidement un standard de l'industrie automobile.
La nouvelle ligne de berline Vailant démarra rapidement dans les années 1950 et continua à gagner des parts de marché pendant plus d'une décennie. Cette marque devint une division à part entière, avant d'être intégrée à Plymouth en 1961. Dès 1960, les alternateurs remplacèrent les générateurs dans les Vailant et furent ensuite proposés en standard dans tous les modèles de 1961, une première dans l'industrie.
La marque DeSoto fut arrêtée après le lancement des modèles de 1961, en partie à cause de la large gamme de Dodge et avec l'abandon général de la division. Le même problème impacta la marque Plymouth lorsque Dodge empiéta sur la même gamme de prix que sa consoeur. (Cela semble avoir provoqué la disparition de la marque quelques décennies plus tard.) Une réduction mal conseillée de l'intégralité des gammes de Dodge et Plymouth, en 1962, fit chuter les ventes et la profitabilité de Chrysler durant plusieurs années.
En avril 1964, Chrysler a lancé la Plymouth Barracuda, qui était une sous-série de Valiant. L'énorme fenêtre arrière en verre a donné l'impression d'une berline avec hayon arrière, avec un style «aimez-la--ou-détestez-la ». Battant la Ford Mustang sur son segment de marché pendant près de deux semaines, il serait possible de la nommer comme étant la première Muscle car. Cependant, à la différence de la Mustang, ce modèle n'a pas volé les ventes des modèles des autres divisions. Malgré une meilleure qualité de construction pour le Barracuda, le Mustang se vendait toujours en plus grande quantité que le Barracuda, avec un ratio de 10 contre 1, entre avril 1964 et août 1965.
En 1966, Chrysler s'étend en Europe en achetant le groupe britannique Rootes Group et rachetant à Fiat la marque française Simca, pour former Chrysler Europe. Cet achat s'est avéré être une importante erreur pour la compagnie, en raison du problème principal des relations industrielles qui ont affecté l'industrie de l'automobile britannique à cette époque. En outre, Rootes avait des usines archaïques et une gamme de produits périmés. Chrysler a retiré toutes les marques de Rootes en faveur du seul nom Chrysler. La division Simca réussit mieux, mais les divers problèmes qui accablaient les autres divisions poussèrent Chrysler a s'en désengager. Chrysler a vendu Chrysler Europe - dont Simca et Talbot - à PSA Peugeot Citroën, en 1978. PSA renommera l'entité, sous le nom unique de Talbot, dès le mois de juillet 1979.
Avec plus de succès à cette époque, la société aide à créer le marché des voitures Muscle car aux États-Unis, d'abord en produisant une version de rue de son Hemi comprenant un moteur de course, puis en proposant une ligne légendaire de véhicules accessibles, mais à haute performance, tels que la Plymouth GTX, la Plymouth Road Runner et la Dodge Charger. Le succès galopant de plusieurs de ces modèles sur le circuit de NASCAR a forgé la réputation de la compagnie pour la haute technologie.

Les années 1970

Les années 1970 ont, elles aussi, apporté le succès et la crise. Les vieillissantes mais solides berlines ont vu leurs ventes grimper, en raison de la forte demande de petites voitures après la crise pétrolière de 1973.
Cependant, un lourd investissement dans une toute nouvelle gamme complète de véhicules a été rendu largement vain quand, lors de leur sortie en 1974, les prix du pétrole ont atteint des sommets, et les ventes de grosses voitures ont lourdement chuté. La même année a été marquée par l'arrêt de la production des Barracuda, 10 ans après leur lancement, jour pour jour.
Au milieu de la décennie, la société obtint un remarquable succès avec la Chrysler Cordoba, sa première entrée sur le marché des voitures de luxe personnelles. Toutefois, la sortie des modèles jumeaux Dodge Aspen/Plymouth Volare, en 1976, ne reproduisit pas le succès des lignes disparues Valiant/Dodge Dart. La société dut retarder son entrée dans le marché, devenu très important, des citadines. Les problèmes se multiplièrent aussi, à l'étranger, quand Chrysler Europe s'effrondra en 1977. Elle fut reprise et renflouée par Peugeot l'année suivante, ironiquement juste après avoir aidé à la conception de la nouvelle Plymouth Horizon et du Dodge Omni, dans lesquels la société, en dépression croissante, plaçait ses espoirs.
Peu après, la société Chrysler Australie, qui produisait alors une version démarquée de la japonaise Mitsubishi Galant, a été vendue à Mitsubishi Motors. La berline Horizon avait juste commencé à entrer sur le marché américain, quand la seconde crise pétrolière frappa, réduisant à néant les ventes de grosses voitures Chrysler et de camions, la société n'ayant plus de forte ligne de berlines pour se rattraper.
Dans le désespoir, la Chrysler Corporation signa le 7 septembre 1979 avec le gouvernement américain, pour 1 milliard de $, des garanties de prêt pour éviter la faillite. En même temps, Lee Iacocca, un ancien directeur de Ford, fut amené à prendre la place de directeur-général exécutif (CEO) et à prouver qu'il était un porte-parole efficace pour la société. Un congrès, quelque peu réticent, a approuvé la «Loi de garantie de prêt de la Chrysler Corporation de 1979» (loi publique 96-185), le 20 décembre 1979 (signée par le Président Jimmy Carter le 7 janvier 1980), qui était décriée par les ouvriers et les vendeurs de Chrysler en raison de la peur de perdre leur emploi. Avec l'aide de ces personnes et de quelques véhicules innovants (tels que la Chrysler K platform), l'invention du monospace (Chrysler Town & Country et Dodge Voyager) dont Chrysler reste encore un des leaders du marché, la société évita la faillite et commença à reprendre des forces.

Les années 1980

Au début des années 1980, les prêts étaient remboursés à un rythme vif et les nouveaux modèles, basés sur la plateforme de K-voiture, se vendaient bien. Une co-entreprise avec Mitsubishi, appelée de Diamond Star Motors, a renforcé la présence de la compagnie sur le marché des petites voitures. Chrysler a acquis American Motors Corporation en 1987 auprès de Renault, principalement pour sa marque Jeep, bien que la marque déclinante Eagle Premier ait servi, par la suite, de base aux berlines Chrysler LH platform. Ceci a soutenu la société plus loin, bien que Chrysler ait toujours été le plus faible des trois grands constructeurs américains. Par ailleurs en 1983, la marque crée un nouveau modèle ayant pour patronymeVoyager. Avant d'être badgée Chrysler le célèbre monospace sera vendue sous le label Plymouth. Ce véhicule innove et connaît un grand succés dans le monde.

Les années 1990 : L'aventure Mercedes

Au début des années 1990, Chrysler fait ses premières tentatives expérimentales pour un retour en Europe en installant une usine de production de voitures en Autriche, où sont assemblées des Voyager sur les mêmes lignes de montage que des 4x4 Mercedes,et en commençant, en 1993, la fabrication de certains modèles de Jeep avec volant à droite, pour marquer son retour sur le marché britannique. La popularité continue de la jeep - avec de nouveaux modèles audacieux pour le marché intérieur tels que le pickup Dodge Ram, la voiture de sport Dodge Viper, la Plymouth Prowler et les nouvelles berlines à roues avant motrices - a placé la société dans une position forte, alors que la décennie arrivait à sa fin.
C'est durant cette période que Chrysler négocie une fusion avec l'allemand Daimler-Benz.

La fusion avec Daimler-Benz (1998)

Article détaillé : Daimler-Chrysler.

Seconde génération de la Dodge Intrepid, fruit de l'alliance entre Daimler-Benz et le groupe Chrysler
En 1998, la société Chrysler fusionne avec l'allemand Daimler-Benz AG et forme la société DaimlerChrysler. Cette opération est initialement présentée comme une fusion d'égal à égal mais, au bout de quelques années, la vérité devient évidente : il s'agit d'un achat de Chrysler par Daimler-Benz, qui devient le partenaire dominant du couple. Comme preuve, Chrysler retombe dans les déboires financiers juste après la fusion, faisant gravement chuter le cours de l'action commune et provoquant de sérieuses inquiétudes au sein du siège social allemand, qui dépêche le nouveau CEO Jürgen Schrempp pour reprendre les rênes.

Les années 2000 : Retour aux États-Unis

La marque Plymouth est arrêtée en 2001 et des projets de réduction de coûts, grâce à des partages de technologies (composants et plateformes) et à la fermeture de 6 usines Chrysler et du licenciement de 26000 employés, sont lancés. La Chrysler Crossfire, issue de la plateforme SLK Mercedes, est l'un des premiers résultats concrets de ce programme.
En 2002, la compagnie renoue avec ses innovations techniques en étant la première à proposer la pédale de frein réglable.
Un retour à la propulsion arrière est annoncé et, en 2004, la nouvelle Chrysler 300 utilisant cette technologie, ainsi qu'un nouveau HemiV8, deviennent rapidement des succès commerciaux. Les performances financières commencent à s'améliorer, Chrysler fournissant maintenant une part significative des profits de DaimlerChrysler, tandis que Daimler se lance dans des efforts de restructuration de la branche Mercedes.
Toutefois, les difficultés de Chrysler l'emportent sur son dynamisme. Les pertes s'accumulent, en raison notamment des énormes coûts sociaux liés au personnel retraité (frais médicaux, retraites…). Ce poids pénalise fortement le cours boursier de la compagnie.
Le 7 avril 2005, une décision de justice est prise par le juge de district Joseph Farnan Jr., présidant la cour d'appel de Wilmington au Delaware, au sujet d'une affaire entre Kirk Kerkorian et DaimlerChrysler concernant les déclarations de Jürgen Schrempp de Daimler Benz, avant la fusion de 1998. Celui-ci aurait menti et manipulé la Securities and Exchange Commission ainsi que les actionnaires de Chrysler Corporation (dont le principal était la Tracinda Corporation de Kirk Kerkorian), en annonçant qu'il s'agissait d'une fusion égalitaire et non d'une acquisition. Le verdict est en faveur de Daimler, protégeant ainsi Jürgen Schrempp. Cependant, une autre affaire impliquant les autres actionnaires de Chrysler - et avec les mêmes charges - a été jugée en 2003 en faveur des actionnaires minoritaires de Chrysler, avec une amende de 300 millions de dollars à l'encontre de DaimlerChrysler.
Le partenariat avec Mitsubishi Motors, démarré dans les années 1980, prend fin lorsque DaimlerChrysler vend ses 34 % d'action, alors que Mitsubishi exige plus de contrôle sur la direction.

La fin de l'aventure Daimler (2007)

Le 14 mai 2007, scellant l'échec de la fusion, le fonds d'investissement américain Cerberus rachète 80,1 % de Chrysler pour 5,5 milliards d'euros1. Daimler, qui conserve le reste du capital et des projets de développement techniques communs avec le constructeur américain, devrait être rebaptisé « DaimlerAG ».
Le constructeur allemand avait déboursé 36 milliards USD en 1998, lors de l'« acquisition » de Chrysler1.

Dans la tourmente de la crise économique de 2012-2009

L'année 2008 est marquée par une aggravation substantielle des difficultés économiques des Big Three, en particulier de General Motors et de Chrysler, désormais orphelin face à la tempête qui secoue le marché américain. La contraction du marché du crédit, consécutive aux difficultés des établissements bancaires, fut en effet à l'origine d'une baisse globale de la consommation des ménages américains, rapidement imités outre-atlantique et ailleurs dans l'OCDE. Ainsi les ventes de Chrysler se sont contractées de 53 % en décembre 2008 par rapport au même mois de 2007. Les ventes sur l'ensemble de l'année 2008 ont plongé de plus de 30 %2.
Avant la publication de ces résultats, la firme s'était vue octroyer un prêt de 4 milliards de dollars américains par le gouvernement fédéral américain. En échange, Chrysler s'engageait à poursuivre les importantes réformes structurelles déjà entamées lors de son alliance avec Daimler3.
Le 21 janvier, le fonds d'investissement Cerberus, propriétaire du groupe, annonce, à la surprise générale, une entrée du groupe Fiat dans le capital de Chrysler, à hauteur de 35 %4 (20 % supplémentaires en option d'ici trois ans5). Cette alliance permettra à Chrysler, ainsi qu'à Dodge et Jeep, de profiter du savoir-faire du constructeur italien en matière de véhicules compacts. Parallèlement, elle permettra à Fiat de s'implanter durablement sur le plus grand marché automobile mondial.
Le 4 mars 2009, Chrysler a annoncé la suppression de 1 200 emplois dans l'une de ses usines canadiennes6.
Le 21 avril 2009, le gouvernement des États-Unis a décidé de prêter un montant additionnel de 500 millions USD à Chrysler « pendant qu'il tente de mener à terme son plan de restructuration »7.
Le 30 avril 2009, Chrysler s'est mis sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites aux États-Unis. Elle a signé une entente pour céder une partie de son capital : Fiat pourra prendre une participation pouvant atteindre jusqu'à 35 %, le gouvernement des États-Unis prendra 8 % et le gouvernement du Canada prendra 2 %. Un nouveau fonds de placement spécialisé dans la gestion de la couverture santé des retraités de Chrysler recevra 55 %8,9,10.
Le 5 mai 2009, le juge qui supervise la restructuration de Chrysler a avalisé la vente de la quasi-totalité des actifs de Chrysler à Fiat11.
Depuis le 10 juin 2009, Sergio Marchionne, PDG de Fiat est aussi devenu PDG de Chrysler Fiat LCC, Fiat dispose immédiatement de 20 % du capital de la nouvelle entité et montera à 35 % dès que les nouveaux modèles étudiés avec Fiat seront lancés en fabrication.

Les années 2010 : la renaissance chez Fiat

De nouvelles marques

En 2009, la gamme Dodge est réorganisée pour distinguer les véhicules routiers et familiaux de ceux à vocation utilitaire. Ainsi, la division Ram truck de Dodge devient Ram trucks, une marque à part entière. Ram ("bélier" en anglais) bénéficie logiquement de l'exclusivité du logo "tête de bélier".
Dodge adopte un logo valorisant davantage le nom de la marque par de nouveaux caractères qui recouvrent deux traits rouges parallèles en oblique.
Bien que Mopar soit une marque ancienne du groupe Chrysler dédiée aux accessoires, le succès des muscles cars décide le constructeur à lancer une série limitée de 500 véhicules. Une édition spéciale Mopar '10 est donc créée en 2010 sur la base du modèle Dodge Challenger. En 2011, le groupe a annoncé qu'un nouveau modèle Mopar sera commercialisé.
En juin 2011, le groupe Chrysler crée une marque supplémentaire à partir du label SRT apparu au début des années 2000 sur certains modèles hautes performances de Chrysler, Dodge et Jeep : Street and Racing Technology (SRT). Les automobiles haut de gamme à vocation sportive seront commercialisées sous cette marque. Elle est dirigéé par Ralph GILLES, ancien CEO de Dodge.

Les marques de Chrysler

Les marques actuelles

  • Chrysler
  • Dodge
  • Jeep
  • Ram trucks
  • SRT
  • Mopar
  • Green Eco Mobility (anciennement Global Electric Motorcars) en cours de cession à Polaris industries inc. à l'été 2011

Les anciennes marques (disparues ou cédées)

  • Colt
  • Lamborghini cédée à Audi.
  • DeSoto
  • Eagle
  • Fargo
  • Imperial
  • Plymouth
  • Valiant
  • Chrysler Europe cédée à PSA en 1978
  • Rootes Group (société anglaise)
  • Commer
  • Hillman
  • Humber
  • Karrier
  • Singer
  • Sunbeam
  • Talbot (société franco-britannique) racheté par Simca

Les modèles de la marque Chrysler

Les modèles contemporains commercialisés en France

Les modèles contemporains non commercialisés en France

  • Aspen : le 4x4 imposant, pour le marché américain.
  • Pacifica : SUV pour le marché américain. Production arrêtée en 2008.

Les modèles disparus

Ils sont nombreux et restent à détailler. Citons la Stratus, la Le Baron, l‘Horizon pour les modèles vus en Europe, la New Yorker, l'Imperial, la Saratoga ou la Town & Country.
Le Town & Country existe toujours en Amérique du Nord, il s'agit en fait du Grand Voyager.

Notes et références

  1. ↑ a et b Daimler se sépare enfin du boulet Chrysler [archive] - Nathalie Versieux, Libération, 15 mai 2007
  2. ↑ « Les ventes de Chrysler s'effondrent de 53 % en décembre », dans Le Monde du 6 janvier 2009, [lire en ligne [archive]]
  3. ↑ « Chrysler obtient un prêt de 4 milliards de dollars de l'État », dans Les Échos du 03/01/2009, [lire en ligne [archive]]
  4. ↑ « Alliance surprise entre Fiat et Chrysler », dans Le Figaro du 21/01/2009, [lire en ligne [archive]]
  5. ↑ « Fiat pourrait prendre jusqu'à 55 % de Chrysler », dans Cyberpresse du 21/01/2009, [lire en ligne [archive]]
  6. ↑ La Presse canadienne, « Chrysler Canada élimine 1200 emplois à son usine d'assemblage de Windsor », dans Le Devoir, 5 février 2009 [texte intégral [archive] (page consultée le 5 mars 2009)]
  7. ↑ AFP, « En bref - Washington va prêter 5,5 milliards de plus à GM et Chrysler », dans Le Devoir, 22 avril 2009 [texte intégral [archive] (page consultée le 22 avril 2009)]
  8. ↑ Freep [archive]
  9. ↑ (en) Personnel de rédaction, « End of the road », dans The Economist, 1er mai 2009 [texte intégral [archive] (page consultée le 1er mai 2009)]
  10. ↑ AFP, « Chrysler dépose son bilan », dans Le Devoir, 1er mai 2009 [texte intégral [archive] (page consultée le 1er mai 2009)]
  11. ↑ Associated Press, « Chrysler a le feu vert pour la vente de ses actifs », dans Le Devoir, 7 mai 2009 [texte intégral [archive] (page consultée le 7 mai 2009)]

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

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Bayerische Motoren Werke

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Groupe BMW
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Logo du groupe BMW
Création1916
FondateursGustav Otto et Karl Friedrich Rapp
Forme juridiquesociété par actions
SloganLe plaisir de conduire
Siège socialDrapeau d'Allemagne Munich (Allemagne)
DirectionNorbert Reithofer
ActionnairesFamille Quandt (majoritaire)
ActivitéAutomobiles, Motos
ProduitsVéhicules particuliers et sportifs
FilialesBMW Motorsport, Mini, Rolls-Royce, Husqvarna
Effectif100 041 (en 2008)
Site webwww.bmwgroup.com
Chiffre d’affairesen augmentation 60,5 Mrd € (2010)
Résultat neten augmentation 3,23 Mrd € (2010)
Bayerische Motoren Werke AG Prononciation du titre dans sa version originale ou BMW (en français : « Manufacture bavaroise de moteurs ») est une société industrielle allemande constructrice d'automobiles et de motos, après avoir été un grand constructeur de moteurs d'avions. L'entreprise a été fondée en 1916 par Gustav Otto et Karl Friedrich Rapp.
Le siège social de cette société est à Munich en Allemagne.

Sommaire

Historique

BMW a été créé le 7 mars 19161, de deux entreprises de mécanique de Munich, la Bayerische Flugzeugwerke et Otto-Werke. Elle était à l'origine un fabricant de moteurs d'avion. C'est ce que rappelle l'emblème de la marque : une hélice en mouvement sur fond des couleurs de la Bavière : bleu et blanc.
C'est du moins la version officielle. La vérité est autre. Lorsque l'entreprise devient la Bayerische Motoren Werke, en 1917, ses dirigeants décident d'utiliser les couleurs de la Bavière. Toutefois, pour ménager les susceptibilités de la monarchie, très centralisatrice à l'époque (l'Allemagne n'étant unie que depuis 1871, pas question de raviver les tendances régionalistes), les couleurs bavaroises sont inversées, le bleu passant avant le blanc. Ce n'est que plus tard que le lien sera fait avec les moteurs d'avions, le service marketing y voyant bien des avantages. Avec le temps, la légende a perduré2.
À la suite de la défaite de l'Allemagne lors de la Première Guerre mondiale, il lui fut interdit de produire des avions ainsi que des moteurs pour son pays, et l'entreprise fut donc forcée de se reconvertir.

Siège actuel du groupe BMW à Munich en Bavière sur l'emplacement de la première usine historique de moteur d'avion de Gustav Otto en 1911
Elle se diversifia et produisit des moteurs pour motocyclettes (1922, avec un bicylindre à plat dessiné par Max Friz), camions et voitures.
La production de motos prit de l'importance, avec un investissement important dans la compétition. En 1929, une BMW atteint 216,75 km/h, pilotée par l'allemand Ernst Jakob Henne.
En dehors d'un record d'altitude clandestin en 1920 (9 760 mètres), la production de moteurs d'avions reprit dans les années 1930, d'abord avec la fabrication sous licence de moteurs américains Pratt & Whitney, puis avec le moteur radial BMW 801 qui équipa le Focke-Wulf Fw 190. En 1939, il équipe le Junker 52. Entre 1939 et 1943 BMW développe le moteur à réaction BMW 003, considéré comme le premier turboréacteur moderne au monde avec son compresseur axial et son étage de combustion annulaire.
En 1928, BMW rachète le constructeur allemand Dixi dont les usines sont situés à Eisenach et se lance dans l'assemblage de la minuscule Austin Seven anglaise dont Dixi avait acquis la licence de construction. C'est ainsi que naît en 1929 la 3/15 PS (3 vitesses, 15 ch). La principale modification aura été de passer toute la visserie et boulonnerie des pas Whitworth aux pas métriques. Une 3/15 PS gagne la coupe des Alpes en 1929.
En 1930, sort un modèle nommé Wartburg, de 748 cm3.
En 1933 sortent la 303, équipée d'un 6 cylindres de 1 773 cm3 et la 315 de 1 490 cm3.
Les activités motocyclistes continuent, puisque la 100 000e moto sort en 1938, et que le record de vitesse passe à 279,5 km/h en 1939. Le modèle R75 avec side-car équipera l'armée.

BMW et le nazisme

Selon Joachim Scholtyseck3, un historien indépendant, Günther Quandt, le fondateur de BMW, ainsi que ses fils Herbert et Harald, « faisaient partie du régime » nazi.
Ainsi, durant la Seconde Guerre mondiale, BMW a exploité plus de 50 000 travailleurs forcés, prisonniers de guerre ou issus de camps de concentration, notamment dans le camp d'Allach, et ce, parfois, jusqu'à la mort.
Dans son enquête publiée fin septembre 2011, cet historien qualifie Günther Quandt d'« entrepreneur sans scrupules » et démontre l'origine amorale de son immense fortune, accumulée notamment par la spoliation des entrepreneurs juifs.
En novembre 2007, la Norddeutsche Rundfunk a présenté le film Das Schweigen der Quandts (Le Silence des Quandt). Le film montre des centaines de prisonniers devenus incapables de travailler après avoir servi dans l'usine d'accumulateurs des Quandt à Hanovre-Stöcken et logés dans une succursale du camp de concentration de Neuengamme. Ils furent déportés à Gardelegen et y furent assassinés dans la grange d'Isenschnibbe.
Les conditions de travail de BMW provoquaient en moyenne 80 morts par mois, mais ces morts étaient prévues et calculées, considérées comme une simple « rotation »...

Après-guerre

En 1945, l'usine de Munich était presque totalement détruite et celle d'Eisenach était occupée par les Soviétiques. Ceux-ci vandalisèrent les usines et s'emparèrent de la toute nouvelle technologie de BMW. La société dut se limiter à la production de motocyclettes et d'équipements ménagers et électroménagers.
En 1952, l'entreprise d'Eisenach fut nationalisée.
Jusqu'à cette période, l'usine de Munich n'avait encore jamais fabriqué de voitures. En 1952, la production d'automobiles démarra avec des modèles faisant pâle figure à côté de leur concurrent direct, l'allemand Mercedes-Benz.
À cette époque, BMW fabriquera aussi bien un 8 cylindres (la 502) que l'Isetta sous licence ISO Rivolta (200 000 exemplaires vendus).
La reprise en main de la gestion de la société par Herbert Quandt (fils de l'industriel Günther Quandt), qui devint un des principaux actionnaires, réorienta radicalement la stratégie de l'entreprise, axée sur des modèles plus abordables et plus proche de la demande existante. Il fit table rase de la hiérarchie préexistante dans l'entreprise et institua un régime méritocratique dans la culture de l'entreprise, ce qui lui permit de connaître un essor sans précédent.
La BMW 1500 fut lancée en Allemagne, au salon mécanique de 1961 à Francfort, qui tourna une page dans l'histoire de BMW, libérée de son passé.
Motos et voitures firent gagner à la marque sa notoriété lors de confrontations sportives.

En bleu : pays dans lesquels le groupe BMW possède des sites de production dans le monde
  • En 1994 sous l'ère Bernd Pischetsrieder, la société prend le contrôle du Groupe Rover, mais six ans après, Rover continuait à faire des pertes colossales et BMW cède Rover et Morris Garage (MG) aux quatre industriels britanniques, les Phoenix Partners.
  • En 1998, BMW rachète le fabricant d'automobiles de luxe Rolls-Royce, qui lance en janvier 2003 son premier modèle en tant que filiale de BMW, la Rolls-Royce Phantom.
  • En 2000, BMW vend Land Rover au constructeur automobile américain Ford Motor Company mais conserve Mini.
  • Depuis 2001, BMW vend une toute nouvelle version de la Mini.
  • En 2007, BMW rachète au groupe italien Cagiva le constructeur de motos suédois Husqvarna.

Sites de fabrication et d'assemblage

En 2009, BMW compte 24 sites de production dans le monde avec MINI et Rolls-Royce, dans treize pays sur quatre continents4:
  • Ses tous-terrains sont fabriqués par Magna Steyr en Autriche à Graz.
Site de production chez des partenaires extérieurs :
Il existe trois implantations du groupe en France, à Saint Quentin en Yvelines, Strasbourg et Miramas.

Modèles

Dixi da 1:la première voiture BMW(1928)
BMW dix 3/15 315 PS DA 2:Juillet 1929

Motos


BMW R37 : la deuxième, mais tout y est déjà
BMW commence à produire des moteurs de motos à la suite de l'interdiction de produire des moteurs d'avion à la suite du traité de Versailles (1919).
Au début, BMW copie les moteurs Douglas, flat twin (Boxer) à soupapes latérales et dont les cylindres sont montés longitudinalement. Ces moteurs sont vendus à des assembleurs comme Victoria ou Helios.
BMW rachète Helios, et redessine complètement la moto, avec un moteur 500 cm³ dont les cylindres sont cette fois orientés traditionnellement transversalement (face à la route), avec une transmission par arbre sans cardan (il n'y a pas de suspension arrière), une suspension avant par ressorts à lame, et pas de frein avant : nous sommes en 1923, et c'est la R32.
En 1924, sort la R37, à moteur culbuté. Cette machine est très moderne pour l'époque, où l'on rencontre majoritairement des moteurs à soupapes latérales et de composants mécaniques fonctionnant à l'air libre.
En 1925, sort la R39, une 250 monocylindre culbutée (il y aura des monocylindres de 200 à 400 cm³).
En 1928, sort la R63, une 750 cm3.
Dans l'avant-guerre, BMW commercialisa plusieurs modèles 250 et 350 cm3 monocylindres, toujours 4 temps, avec arbre et cardan, à cadre tube ou en tôle emboutie.
BMW sera la première marque à équiper ses motos d'une fourche télescopique en 1935.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, BMW sera célèbre pour sa fameuse Afrika Korps (très inspiré du side belge FN Herstal), side-car à roue du side motrice, copié après la chute de l'Allemagne, par les soviétiques Ural.
Après la guerre, la firme française CEMEC fabriquera des copies de BMW plus ou moins modifiées pour les administrations françaises.
De 1950 à 1972, BMW continuera ses flat twins à cardan, avec la Série 2, reconnaissable à sa fourche Earles. La couleur est le noir, parfois blanc, rarement rouge.
En 1954, BMW produit une moto de course, la RS « Rennsport », équipée d'une fourche Earles, qui sera fameuse sous le nom de R 54. D'une cylindrée de 500 cm3 développant 52 ch elle pouvait atteindre 205 km/h5. La RS sera fabriquée jusqu'en 1957. La firme restera victorieuse en compétition avec la RS et la RS Sidecar jusqu'aux années 1970.
BMW n'abandonne pas tout de suite les monocylindres, avec des 250 cm3 à cardan : la R25 en 1953 (fourche télescopique) et la R27 en 1964 (fourche Earles), jusqu'en 1966.
La fourche télescopique ne reviendra qu'avec la série 5 (déclinée en 500, 600 et 750 cm3), de 1969 à 1973.
La Série 6 verra apparaître une 900 cm3, et une version plus puissante, la R90 S, avec une tête de fourche (1973 à 1976). La 500 disparaît.

Le célèbre flat twin en version série 7
La Série 7 comportera quatre modèles de 1 000 cm3 : la R100/7, non carénée, la R100 S avec la tête de fourche tourisme de la R90 S, la R100 RS, avec carénage intégral sport et la R 100 RT avec carénage intégral grand tourisme (1976 à 1995).
Par la suite, on verra de « petites » BMW, toujours en flat twin, en 450 et 650 cm3 (R45 et R65) et la R75 passer en 800 cm3 (R 80/7).
BMW ne proposera autre chose qu'un flat twin qu'avec la série K, en 1983 : la K75 (3 cylindres de 750 cm3) et la K100 (4 cylindres de 1 000 cm3). Ce moteur avait la particularité d'être un 4 cylindres en ligne longitudinal à arbre, couché horizontalement.
C1 : un des premiers scooters dont la conduite n'impose pas le port du casque car il est muni d'un toit, de protections latérales et d'une ceinture de sécurité.
BMW continuera à innover en matière de suspensions, avec les GS 1150 et 1200, munies d'une fourche télescopique, associée à un combiné amortisseur situé devant le moteur.
BMW sera aussi le premier à monter un ABS en série, sur sa K1.
En 2006, BMW inaugure un tout nouveau moteur bicylindre en ligne vertical avec la F800. Il reprend le calage à 360 du flat twin, gage d'une grande disponibilité, et développe 85 ch à 8 000 tr/min. La F800 se décline en sport GT (S), GT (ST), à transmission par courroie, et GS. Légères, vives, maniables, elles veulent élargir la clientèle BMW.
Depuis 2007 de nouvelles innovations technologiques de premier plan sont apparues sur les nouveaux modèles de la marque : un système électronique d'anti-patinage (ASC) inauguré par la R1200R, tel qu'on le trouve sur les autos, et permettant d'affronter des conditions d'adhérence très mauvaises en toute sécurité, un système de suspensions réglables électriquement en roulant (ESA) et un système de contrôle de la pression de gonflage des pneus (RDC).

Compétition Moto

En 2009, Troy Corser et Ruben Xaus participent au Championnat du monde de Superbike 2009 avec une BMW S1000RR. La marque Allemande bénéficie alors du pilote le plus expérimenté du plateau, Corser, dont le but sera d'œuvrer pour le développement de la moto. La saison 2010 s'avère plus facile que la précédente. Corser s'offre le luxe de monter sur le podium à Monza (Italie), et confirmera avec une nouvelle troisième place à Misano (Saint-Marin) accompagnée de la pole position.
En 2010, Ayrton Badovini est sacré champion du monde dans la catégorie Superstock 1000 (en) au guidon de la fameuse BMW S 1000RR. L'Italien assure la réussite de la marque en remportant la totalité des courses de la saison.
Erwan Nigon remporte le championnat de France superbike sur la S1000RR devant son coéquipier Sébastien Gimbert, offrant à Bayerische Motoren Werke Motorrad France le premier doublé.
BMW serait par ailleurs en train d'étudier la possibilité de courir en Moto GP qui ne serait pas une transposition de sa S1000RR mais une vraie MotoGP. Pour appuyer la rumeur dès 2011, une Suter-BMW sera alignée en Moto GP sur quelques Grands Prix6.

Automobiles


La BMW 250 Isetta
Les modèles de la marque furent identifiés par un nombre à trois chiffres, le premier correspondant à la catégorie de véhicule, les deux autres à la cylindrée du moteur (sauf exceptions) suivi d'une lettre indiquant le carburant utilisé ou le type de transmission. Les séries principales actuelles sont :
  • BMW Série 1 : berline compacte, disponible en 3 ou 5 portes, en coupé, et en cabriolet.
  • BMW Série 3 : berline familiale, également disponible en break, coupé et coupé-cabriolet.
  • BMW Série 5 : berline routière, également disponible en break.
  • BMW Série 5 Gran Turismo : berline routière ou PAS (Progressive Activity Sedan).
  • BMW Série 6 : coupé ou cabriolet Grand Tourisme.
  • BMW Série 7 : berline de prestige, haut de gamme.
  • BMW Série 8 : coupé Grand Tourisme.
  • BMW X1 : Véhicule d'Activités Sportives SAV (Sports Activity Vehicle).
  • BMW X3 : SUV (Sport Utility Vehicle) entrée de gamme.
  • BMW X5 : SUV (Sport Utility Vehicle) haut de gamme.
  • BMW X6 : Coupé d'Activités Sportives ou SAC (Sports Activity Coupé).
  • BMW Motorsport : véhicules sportifs et haut de gamme déclinés sur les Séries 1, 3, 5, 6, Z3, Z4, X5, X6 à travers les Séries 1 M Coupé, M3, M5, M6, Z3 M, Z4 M, X5 M et X6 M.
  • BMW série Z : coupés et/ou roadsters : Z1, Z3, Z4, Z8.

BMW 325 XI
À l'origine, les deux derniers chiffres étaient censés indiquer la cylindrée. Par exemple :
  • 320 = Série 3 2,0 litres.
  • 740 = Série 7 4,0 litres.
  • 330 = Série 3 3,0 litres.
Petit à petit, pour des raisons commerciales, BMW a, au fil des années, de plus en plus fréquemment fait exception à sa propre règle :
  • 116d = Série 1 2 litres, puissance 116 ch.
  • 118d = Série 1 2 litres, puissance 143 ch.
  • 120d = Série 1 2 litres, puissance 177 ch.
  • 123d = Série 1 2 litres, puissance 204 ch.
Ou encore :
  • 335i = Série 3 3 litres, (biturbo) puissance 306 ch [E90/E91/E92].
  • 745i = Série 7 3,5 litres + turbo, puissance 252 ch [E23].
Les modèles à 4 roues motrices sont désignés par la lettre x, par exemple : 330xi. Les coupés sont désignés par la lettre c, par exemple : 650ci (mais les coupés Série 3 et Série 6 ont désormais abandonné le 'c'). Depuis 2009, BMW utilise l'appellation sDrive pour certains de ses véhicules à propulsion (roues arrière motrices) et xDrive pour tous ses véhicules à transmission intégrale 4x4.
Le carburant de prédilection de la marque fut d'abord l'essence. Actuellement, pour ces modèles, un « i » en fin signifie, « à injection » (exemple : 330i). Lorsqu'un « d » vient s'adjoindre à la fin du nombre du modèle, c'est qu'il s'agit d'un modèle à moteur diesel (exemple : 330d). Toutefois, il y a eu quelques variantes au cours de l'histoire. Les modèles diesels furent aussi désignés par « td » ou « tds » (exemple : 524 td ou 725 tds). Pour les modèles à essence, l'après choc pétrolier a fait apparaître des versions dites « économiques » aujourd'hui disparues et affublées d'un « e » (exemple : 525 e). La désignation « tii » a aussi existé (la 2002 tii des années 1970). Aujourd'hui, si le plus gros de la diffusion des BMW est réalisé en diesel sur le continent européen, le constructeur vend, à l'échelon mondial, principalement des versions à essence (très peu de versions diesels proposées aux États-Unis, aucune au Japon ou en Chine notamment).
Depuis 1990, BMW a beaucoup travaillé sur la réduction des émissions de CO2 de ses véhicules. La consommation moyenne de ses berlines a été diminuée de presque 30 %. Aujourd'hui, à peu près une BMW sur deux vendue en Europe émet moins de 140 grammes de CO2 par kilomètre7. BMW vient de franchir une nouvelle étape avec les mesures Efficient Dynamics qui consistent en des solutions visant à réduire la consommation et les émissions des véhicules (pneus à faible frottement, indicateur de changement de vitesse pour changer de vitesse au moment opportun, rechargement de la batterie lors des phases de freinage et le moins possible en roulant, etc.).
BMW est une marque aussi innovatrice en termes de concept-car. L'exemple du concept GINA Light Visionary (GINA pour Geometry and Functions In N Adaptions) révélé le 9 mai 2008 est symbolique. Il a remis en question la vision dont le monde automobile se fait des véhicules modernes. La modification de la géométrie d'un véhicule pourrait permettre de grande économies en termes de consommations tout comme elles seraient encore réduites par le faible poids que pèserait une carrosserie en fibre extensible. Il s'agissait d'un concept donc d'une idée pour faire réagir, et non pas d'un réel projet.
Autre concept-car, le BMW Concept CS, ayant lui pour but de montrer le futur de la marque en termes d'esthétique et de design.

Logo BMW

Marché

Constructeur automobile allemand positionné sur les segments haut de gamme et sportifs.

Organisation de l'entreprise

La direction

Conseil de surveillance

Le président du conseil de surveillance est Joachim Milberg8.

Directoire

Le directoire comprend8 :
  • Norbert Reithofer, chairman ;
  • Frank-Peter Arndt (production) ;
  • Harald Krüger (ressources humaines, relations industrielles) ;
  • Ian Robertson (ventes et marketing) ;
  • Friedrich Eichiner (finances) ;
  • Herbert Diess (achats et réseaux de fournisseurs) ;
  • Klaus Draeger (développement).

Actionnariat

Flottant 53,4 %, famille Quandt 46,6 %, n.d. 4,5 %.
Au 1er septembre 2006, Mme Quandt (veuve de Herbert Quandt) détenait 17,4 % des actions, son fils Stefan Quandt 16,7 %, et sa fille Suzanne Klatten 12,5 %.
BMW a annoncé un bénéfice avant impôt sur le 3e trimestre 2011 en hausse de 44 % à 1,72 milliard d'euros9

La recherche et développement

Depuis 25 ans, les ingénieurs de BMW cherchent à développer une voiture à moteur thermique classique propulsée par un système d'alimentation en hydrogène liquide. En effet, l'hydrogène est un combustible propre car il ne génère que de la vapeur d'eau. Néanmoins, ce n'est pas une énergie primaire, de ce fait, la question est comment le produire. À l'heure actuelle, il peut être produit selon plusieurs méthodes, mais toutes ne sont pas « propres ». Produire de l'hydrogène à partir de gaz n'a en effet aucun sens puisque celui-ci va produire de la pollution en grande quantité. Des procédés propres peuvent alors être adoptés pour produire cet hydrogène (électrolyse de l'eau à partir d'électricité propre), mais ils ne sont actuellement pas rentables. C'est sur ce terrain que BMW tente de favoriser cette production « verte » pour ses futurs véhicules.
La BMW Hydrogen 7, voiture homologuée mais non commercialisée, est l'aboutissement de leur travail. Elle dispose de deux réservoirs : un d'essence, l'autre d'hydrogène. En mode essence, le véhicule rejette 300 g/km de CO2 alors qu'il n'en rejette que 5 g/km avec le mode hydrogène7.
Cependant la commercialisation des modèles à hydrogène pose encore de nombreux problèmes à la firme bavaroise. Les réservoirs d'hydrogène sont en effet très lourds ; ils pèsent 220 kg. Les ingénieurs travaillent donc sur de nouveaux réservoirs moins volumineux7.

Notes et références

  1. ↑ « Bayerische Flugzeugwerke (BFW) is founded on 7th March 1916 and incorporates Otto-Werke. BMW acquires the BFW plant in 1922, but Bayerische Motoren Werke continues to date its foundation from the founding of BFW. » - Voir (en) The beginnings of Bayerische Flugzeugwerke [archive]
  2. ↑ Magazine Rétroviseur, novembre 2007
  3. ↑ [1] [archive]
  4. ↑ BMW group, « Production Worlwide Manufacturing facilities [archive] ». Consulté le 28 juillet 2009
  5. ↑ (es) BMW R 54 RS « Rennsport » [archive] - La Moto, septembre 2007
  6. ↑ MotoGP 2012 : Aprilia et BMW avec de vraies prototypes - www.motosblog.fr du 27/08/2010 - consulté le 12/12/2010
  7. ↑ a, b et c Alain Constant, BMW croit en l'hydrogène, Le Monde, 30 octobre 2007
  8. ↑ a et b (en) Direction de l'entreprise [archive] (site du groupe BMW).
  9. ↑ Les allemands à l'offensive aux États-Unis : Engouement, Alain-Gabriel Verdevoye, vendredi 4 novembre 2011, 32 p.

Voir aussi

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Articles connexes

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