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jeudi 16 avril 2009

Essieu




Dans un véhicule à roues, un essieu est un arbre placé transversalement sous la caisse et supportant par l’intermédiaire des fusées les roues situées à ses extrémités. Un essieu peut être simplement porteur, ou moteur et/ou directeur.

En terme ferroviaire, l’essieu désigne généralement l’ensemble axe+roues qui sont solidaires. Lorsqu’il y a réunion de deux (ou plus) essieux sur un châssis on parle alors de bogie. Ainsi on retrouve ces deux essieux couples dans les machines express, trains qui peuvent aller à une vitesse jugée rapide pour l’époque.

Panonceau spécifiant la charge maximale autorisée par essieu.





La distance séparant l’« essieu avant » de l’« essieu arrière » d’un véhicule constitue l’empattement.

Types

L'essieu rigide est un type d'essieu composé d'une barre ou d'un axe reliant rigidement les deux roues entre elles.

Empattement (véhicule)

L'empattement est une dimension fondamentale d'un véhicule.

En général, il indique la distance entre l'essieu avant et l'essieu arrière, mais plus précisément la distance entre le moyeu de roue avant et le moyeu de roue arrière.

  • Selon le type de suspension, l'empattement varie avec la charge.
  • Dans certains véhicules, l'empattement est différent à gauche et à droite : c'était le cas des Renault R4, R5 et R16 à bras et barres de torsion parallèles.

L'autre dimension fondamentale du véhicule est la voie.

Le terme empattement est employé dans plusieurs domaines :

  • en typographie, l'empattement est un mode de terminaison du caractère ;
  • en mécanique, l'empattement d'un véhicule est la distance entre l'essieu avant et l'essieu arrière.




Embrayage


L'embrayage est un dispositif d'accouplement temporaire entre un arbre dit moteur et un autre dit récepteur. Du fait de sa transmission par adhérence, il offre une mise en charge progressive de l'accouplement qui évite les à-coups qui pourraient provoquer la rupture d'éléments de transmission ou le calage dans le cas d'une transmission depuis un moteur thermique.

Sur les véhicules automobiles, l'embrayage est nécessaire parce que les moteurs thermiques doivent continuer à tourner même si le véhicule est à l'arrêt. Le désaccouplement facilite aussi le changement de rapport de vitesses. L'embrayage trouve donc sa place sur la chaîne de transmission, entre le moteur et la boîte de vitesses, où, de plus, le couple à transmettre est le moins élevé.

« Embrayage » désigne également la phase de fonctionnement où l'accouplement est établi ; il s'agit de l'opération inverse du « débrayage » pendant laquelle les arbres sont désolidarisés. En fait « Embrayage » est une contraction de « Dispositif d'embrayage ».

On opposera les embrayages aux systèmes à crabotage qui assurent un accouplement par obstacle et qui n'autorisent donc pas une mise en charge progressive.

Demi-coupe d'un embrayage monodisque à diaphragme d'automobile

Les phases de fonctionnement d´un embrayage

On distingue trois phases de fonctionnement pour un dispositif d'embrayage.

  • En position embrayée : l'embrayage transmet intégralement la puissance fournie (la voiture roule, le moteur est lié à la boîte de vitesses). C'est le plus souvent la position stable du dispositif (absence d'action de commande).
  • En position débrayée : La transmission est interrompue. Roue libre, ou voiture arrêtée, le moteur peut continuer à tourner sans entraîner les roues. La situation est équivalente au point mort.
  • phase transitoire de glissement : en particulier pendant l'embrayage, la transmission de puissance est progressivement rétablie. Pendant cette phase, l'arbre d'entrée et de sortie ne tournent pas à la même vitesse ; il y a alors glissement entre les disques, donc dissipation d'énergie, sous forme de chaleur. Cette phase est à limiter dans le temps, même si elle est inévitable et permet de solidariser graduellement le moteur et la boîte de vitesses. L'usure des disques a lieu pendant cette phase, souvent utilisée lors des démarrages en côte.

C'est la situation de glissement qui donne les conditions de dimensionnement de l'embrayage. Elle détermine le couple maximum transmissible. Au-delà, le glissement est systématique. La même configuration technologique est d'ailleurs adoptée sur les systèmes limiteurs de couple, qui vont donc patiner lorsque le couple sollicité devient trop important.

S'il est recommandé de débrayer le plus vivement possible, il faut en revanche embrayer progressivement afin d'éviter des chocs qui endommageraient tous les éléments de transmission: les pièces du dispositif d'embrayage lui même, mais aussi les engrenages de la boîte et du différentiel, les paliers de ces derniers, les joints de cardan, et enfin les pneumatiques.

Classification

Schéma d'un embrayage conique

Les solutions technologiques retenues pour ce dispositif se distinguent suivant plusieurs critères :

  • la géométrie de la surface de friction :
    • disques, le contact étant effectif suivant une couronne ;
    • tambour (dans le cas de certains embrayages centrifuges) ;
    • conique (abandonné aujourd'hui sauf quelques applications à faible puissance). Son intérêt réside dans le fait qu'il est autobloquant : l'assemblage conique reste coincé en l'absence d'effort presseur. Il faut agir pour débrayer.
  • Selon le nombre de disques (quand il s'agit de disques)
    • monodisque ;
    • bidisque à sec à commande unique ou à commande séparée (double) ;
    • multidisque humide ou à sec.

On appelle disque l'élément généralement associé à l'arbre de sortie et pincé par deux éléments liés à l'arbre moteur. Il porte les garnitures de friction, et constitue de ce fait une pièce d'usure. Le nombre de surfaces de contact est toujours pair ; ainsi les efforts presseurs n'induisent pas de contraintes dans la liaison entre le bâti et le système d'embrayage, et sont en fait repris par la cloche d'embrayage.

Le nombre de disques annoncé dans un embrayage est donc le nombre de disques pincés munis de garnitures.

  • La lubrification des surfaces de contact peut :
    • Fonctionner à sec ;
    • Fonctionner sous bain d'huile.
  • Selon le principe de commande
    • Commande mécanique ;
    • Commande hydraulique ;
    • Commande électrique asservie électroniquement ;
    • Centrifuge (dans ce cas la commande n'est pas volontaire mais induite par l'action sur l'accélérateur).
  • Le sens de la commande
    • Commande d'embrayage pour les dispositifs normalement débrayés (cas de petits engins tels tondeuses et motoculteur), ou des engins à embrayage centrifuge (cyclomoteur, modèles réduits radiocommandés) ;
    • Commande de débrayage pour les dispositifs normalement en prise.


Embrayage monodisque

Coupe d'un embrayage monodisque à diaphragme

Un embrayage comporte plusieurs pièces :

  • Le volant moteur 2, solidaire de l'arbre moteur 1.
  • Le disque d'embrayage 3 qui est solidarisé en rotation à l'arbre d'entrée de la boîte de vitesses 6 par des cannelures.
  • Le plateau de pression du mécanisme 4, assure l'adhérence du disque d'embrayage sur le volant moteur en position embrayée.
  • Les ressorts du mécanisme (à diaphragme notre cas), 5 sont en appui sur la butée d'embrayage 7.

Lorsque la commande (hydraulique ou à câble) d'embrayage est actionnée, la butée exerce une force sur le diaphragme, les plateaux s'écartent alors en libérant le disque de friction. Le mouvement est de moins en moins transmis, rendant indépendante la boîte de vitesses du moteur. Cela permet, par exemple, de rester immobile sans caler le moteur, ou de changer de vitesse.

La manœuvre inverse consiste à relâcher progressivement la commande d'embrayage, pour rétablir la liaison moteur/boîte de vitesses. Cette manœuvre s'appelle « faire patiner l'embrayage ».

Embrayage multidisque

Un embrayage multidisque à sec sur une moto sportive. On voit nettement les ressorts.











Les embrayages multidisques fonctionnent selon le même principe, sauf qu'on utilise un empilement de disques. Un disque sur deux est cranté (rainuré) sur son pourtour, lui permettant d'être liés en rotation à la cloche d'embrayage, les autres à l'intérieur, sont liès à la noix d'embrayage. Cet empilement est maintenu en pression par des ressorts. La poussée est donc, en théorie et aux frottements près la même pour chaque disque

Cette configuration est, pour un même couple transmissible, bien plus compacte radialement que celle à un seul disque. Elle est celle retenue sur les motocyclettes.

Embrayage électrorhéologique

Les progrès récents dans l'électrorhéologie permettent de penser à une nouvelle génération d'embrayage. Se basant sur la capacité de changement entre l'état solide et l'état liquide d'un fluide électrorhéologique. Ce type d'embrayage permet de connecter ou isoler le couple d'entrée et celui de sortie très facilement et rapidement.

Le principe de l'embrayage électrorhéologique est très simple. Quand un champ électrique est appliqué, le fluide électrorhéologique (ER) se solidifie et relie le disque d'entrée et le disque de sortie. Quand ce champ est enlevé, le fluide ER revient à l'état normal (fluide). Le disque de sortie est donc isolé presque instantanément du disque d'entrée.

Ce type d'embrayage a été fabriqué et testé en laboratoire. Pourtant, les limites actuelles des fluides électrorhéologiques (contrainte seuil encore faible et stabilité non assurée) empêchent toujours sa commercialisation.


Embrayage centrifuge

Dans ces dispositifs, l'embrayage est commandé par la vitesse de rotation de l'un des deux arbres : Sous l'effet de la force centrifuge, des éléments (billes, ailettes) ont tendance à s'éloigner de l'axe de rotation et c'est ce mouvement qui assure l'embrayement, soit directement, soit par l'intermédiaire de bielles.

Dimensionnement

Le couple transmissible par un embrayage dépend du matériau constituant les garnitures, du nombre et des dimensions des surfaces de frottement entre disques ainsi que de la force exercée par les ressorts.

Démonstration

En règle générale, on écrit C = n\ f\ N\ R_{eq} avec  R_{eq}=\frac{2}{3}. \frac{(R_e^3-R_i^3)}{(R_e^2-R_i^2)}

avec  n\ le nombre (pair ou impair) de surfaces de friction

 f\ le coefficient de frottement entre ces surfaces
 N\ l'effort de serrage, supposé uniformément réparti,
 R_e\ et  R_i\ les rayons extérieurs et intérieurs des surfaces de la couronne.

Les performances, notamment le coefficient de frottement, restent liées à la température. Celle-ci s'élève rapidement lorsque les disques patinent. L'ensemble doit donc pouvoir être refroidi.

Les matériaux constituant les garnitures sont des produits synthétiques étant autrefois à base d'amiante, laquelle est aujourd'hui interdite.

Cas particulier de la boîte automatique

Il n'y a pas d'embrayage à disques avec une boîte de vitesses automatique classique : il est remplacé par un convertisseur de couple hydraulique. En effet, la manœuvre automatisée d'un embrayage classique est assez délicate. Ce dispositif s'apparente à un embrayage centrifuge, l'état de l'accouplement ne dépendant en fait que de la vitesse de rotation du moteur. Les passages de vitesse avec une boîte automatique étant eux-mêmes obtenus par actions sur des embrayages internes à la boîte. Le convertisseur de couple induit un glissement variable, mais aussi une augmentation substantielle du couple moteur disponible.

Dorénavant les boîtes de vitesses manuelles sont de plus en plus souvent robotisées, ce qui implique que l'embrayage est lui aussi piloté par l'électronique du calculateur de la voiture.

Transmissions hydrostatiques

Les engins munis d'une transmission hydrostatique, n'ont pas besoin d'embrayage. En effet c'est grace à la variation de cylindrée, de la pompe centrale ou des moteurs récepteurs qu'on contrôle la puissance délivrée, par exemple aux roues d'un engin de chantier ou d'un char.

ESP (Véhicule)

L'ESP pour Electronic Stability Program (aussi appelé ESC pour Electronic Stability Control) est un équipement de sécurité active destiné à améliorer le contrôle de trajectoire d'un véhicule automobile.

L'équipementier automobile allemand Bosch fut le premier à développer le système ESP (en allemand Elektronisches Stabilitätsprogramm (ESP®)) qui fut utilisé d'abord par Mercedes-Benz et BMW en 1995 avant de se généraliser sur d'autres marques et descendre sur d'autres gammes. Depuis la première version de 1995, l'ESP a beaucoup évolué. C'est aujourd'hui un programme qui travaille en collaboration avec divers systèmes de gestion électroniques (antipatinage : ASR, ABS, EDC…).

Le nom d'ESP est surtout repris par les constructeurs allemands et français. D'autres marques le dénomment différemment (voir ci-dessous). La Société des ingénieurs de l'automobile préconise l'emploi du sigle ESC.

Principe de fonctionnement

L'ESP permet de corriger la trajectoire en agissant sur le système de freinage ainsi que sur l'arrivée des gaz. Son fonctionnement est simple ; le véhicule lors d'un virage pris à trop grande vitesse peut perdre de l'adhérence :

  • Soit sous-virer : le train avant glisse et l'automobile va tout droit au lieu de suivre la courbe. L'ESP rétablira le véhicule en donnant l'ordre de freiner la roue arrière intérieure. En cas de fort sous virage, l'ESP freine aussi les roues avant.
  • Soit survirer : le train arrière décroche et si la trajectoire n'est pas rétablie la voiture part en tête-à-queue. L'ESP rétablira le véhicule en donnant l'ordre de freiner la roue arrière extérieure.

Au besoin, l'ESP bloquera l'arrivée des gaz si le conducteur est trop optimiste.

Ces phénomènes sont décelés par des capteurs disséminés au niveau des trains roulants et de la direction. Ces petits capteurs vérifient (25 fois par seconde) et analysent si la trajectoire réelle suivie par le véhicule est bien celle souhaitée par le conducteur. Donc si une situation anormale se produit, la trajectoire peut être corrigée par un freinage ciblé sur la roue adéquate .

Les différents noms suivant les marques

Les constructeurs automobiles utilisent l'ESP sous différents noms marketing :

  • Acura : Vehicle Stability Assist (VSA)
  • Alfa Romeo : Vehicle Dynamic Control (VDC)
  • Audi : Electronic Stability Program (ESP)
  • Buick : StabiliTrak
  • BMW : Dynamic Stability Control (DSC), incluant le Dynamic Traction Control
  • Cadillac : All-Speed Traction Control & StabiliTrak
  • Chevrolet : StabiliTrak (sauf pour les Corvette - Active Handling)
  • Chrysler : Electronic Stability Program (ESP)
  • Dodge : Electronic Stability Program (ESP)
  • DaimlerChrysler : Electronic Stability Program (ESP)
  • Fiat : Electronic Stability Program (ESP) et Vehicle Dynamic Control (VDC)
  • Ferrari : Controllo Stabilita (CST)
  • Ford : AdvanceTrac et Interactive Vehicle Dynamics (IVD)
  • GM : StabiliTrak
  • Hyundai : Electronic Stability Program
  • Honda : Electronic Stability Control (ESC), Vehicle Stability Assist (VSA) et Electronic Stability Program (ESP)
  • Holden : Electronic Stability Program (ESP)
  • Infiniti : Vehicle Dynamic Control (VDC)
  • Jaguar : Dynamic Stability Control (DSC)
  • Jeep : Electronic Stability Program (ESP)
  • Kia : Electronic Stability Program (ESP)
  • Land Rover : Dynamic Stability Control (DSC)
  • Lexus : Vehicle Dynamics Integrated Management (VDIM), Vehicle Stability Control (VSC) et Traction Control (TRAC) systems
  • Lincoln : AdvanceTrak
  • Maserati : Maserati Stability Program (MSP)
  • Mazda : Dynamic Stability Control
  • Mercedes : Electronic Stability Program (ESP)
  • Mercury : AdvanceTrak
  • Mini: Dynamic Stability Control
  • Mitsubishi : Active Skid and Traction Control MULTIMODE
  • Nissan : Vehicle Dynamic Control (VDC)
  • Oldsmobile : Precision Control System (PCS)
  • Opel : Electronic Stability Program (ESP)
  • Peugeot : Electronic Stability Program (ESP)
  • Pontiac : StabiliTrak
  • Porsche : Porsche Stability Management (PSM)
  • Renault : Electronic Stability Program (ESP)
  • Rover : Dynamic Stability Control (DSC)
  • Saab : Electronic Stability Program (ESP)
  • Saturn : StabiliTrak
  • SEAT : Electronic Stability Program (ESP)
  • Škoda : Electronic Stability Program (ESP)
  • Smart : Electronic Stability Program (ESP)
  • Subaru : Vehicle Dynamics Control Systems (VDCS)
  • Suzuki : Electronic Stability Program (ESP)
  • Toyota : Vehicle Dynamics Integrated Management (VDIM) et Vehicle Stability Control (VSC)
  • Vauxhall : Electronic Stability Program (ESP)
  • Volvo : Dynamic Stability and Traction Control (DSTC)
  • VW : Electronic Stability Program (ESP)

Déport


Définition, domaine Automobile

On distingue le déport au sol et le déport à la fusée.
Le déport au sol est la distance entre le point d'intersection de l'axe de pivot avec le sol et le point de contact du pneu avec le sol appartenant au plan médian de la roue.
Il est positif si le plan médian de la roue est à "l'extérieur" du point de pivot. Il est négatif dans le cas ou le plan médian de la roue est à "l'intérieur" du point de pivot.

Le déport à la fusée se mesure sur l'axe de la fusée (axe de roue), entre le plan médian de la roue et le point d'intersection entre l'axe de pivot et l'axe de la fusée.

Influence du déport

Le déport peut influer sur le freinage. Il est principalement fixé par la jante, dont les dimensions imposent le point d'intersection du plan médian de la roue avec le sol.
L'effet s'apparente une "chasse transversale".
Le placement du déport influence la formation de couples induits. Un déport négatif induit un pincement en freinage, effet bénéfique en cas de perte d'adhérence.
Un déport positif induit un pincement en accélération, effet recherché sur train arrière de propulsion.

Exemples d'applications

La valeur du déport peut être modifiée :

  • en repositionnant l'axe de pivot ;
  • en montant des jantes de profil différent ;
  • en interposant des élargisseurs de voie entre moyeux de roue et jantes.

Durit



Durit est une marque déposée pour un tube en caoutchouc renforcé de toile dans un premier temps, puis de nappes textiles ou métalliques de plus en plus complexes au fur et à mesure de l'évolution des techniques.

Elle est constituée au minimum d'une couche intérieure de caoutchouc assurant l'étanchéité, d'une couche de toile assurant la résistance à la pression et la conservation de la forme, et d'une couche extérieure assurant la protection mécanique et la résistance aux agressions : lumière et ultra-violets, produits chimiques ou solvants, colliers de serrage, frottements d'autres pièces, etc.



















Évolution

Cette définition simpliste des débuts a largement évolué: la durit peut incorporer des fibres de verre, des toiles souvent en nylon ou polyester plutôt qu'en coton, et le caoutchouc d'origine est maintenant remplacé par du butyl, des polymères divers ou des mélanges aussi complexes parfois que ceux des pneus, courroies, joints ou supports élastiques, autres objets en "caoutchouc" courants sur les machines et les véhicules, qui furent un temps source de nombreux ennuis et sont maintenant largement oubliés de l'automobiliste de base suite à l'évolution de leur durabilité et de leur fiabilité.

But recherché, avantages et inconvénients

La durit a pour avantage de pouvoir prendre des formes très variées, elle est moulée à la demande, peut donc avoir des extrémités de dimensions différentes, incorporer des restricteurs de débit à l'intérieur ou calibres, des bouchons de purge à l'extérieur : les constructeurs ne se privent pas de lui donner des formes tortueuses et complexes. Elle est de plus en plus résistante à la pression, mais reste néanmoins confinée au domaine des basses pressions, (quelques bars), plus souvent à cause de sa méthode de liaison que de sa résistance propre. La durit est en effet traditionnellement maintenue et étanchée par des colliers plats à chaque extrémité, mais aussi éventuellement élastiques, à fils, à sertir, ou divers raccords rapides, là elle recouvre par emboîtement une canalisation rigide ou un embout de type "champignon" prévu pour la recevoir. L'étanchéité et la résistance de l'ensemble sont donc tributaires de la présence et, du bon état ainsi que du bon serrage des colliers.

La durit se distingue du flexible hydraulique renforcé (souvent appelé improprement en jargon "durit aviation") par ce qu'il n'a pas lui de dispositif rapporté pour sa liaison mécanique. Le plus souvent rien ne distingue l'embout d'une durit de ses parties médianes. C'est pour cette raison qu'en aviation où la fiabilité est plus cruxiale qu'en transport terrestre la durit est bannie et remplacée par des flexibles hydrauliques.

Flexible

Le flexible hydraulique est souvent renforcé par l'extérieur plus sérieusement que la durit et, couramment par un tressage métallique (beaucoup de flexibles de véhicules courants sont à revêtement caoutchouc), il est surtout équipé à ses deux extrémités d'embouts métalliques assemblés en usine, qui le plus souvent se vissent sur les pièces à relier.

Utilisation

Les durits sont donc employées sur les automobiles, motos, camions, pour le circuit de refroidissement, l'admission d'air, les liquides de lave-glace ou lave-phares, certains conduits de ventilation, alors que les circuits à exigences plus élevées en pression ou en étanchéité comme les freins, la climatisation, les suspensions hydrauliques, n'utilisent que des flexibles. Certains circuits peuvent être mixtes: flexible hydraulique pour l'alimentation de l'assistance de direction ou l'alimentation en carburant, retour au compresseur ou au réservoir par une durit pour le liquide sous faible pression.

Limites

Comme toutes les pièces en caoutchouc ou dérivés: flexibles de frein, pneus ou courroies, la durit a une durée de vie limitée, au-delà de dix ans la fiabilité et la tenue en pression risquent d'être compromises. Comme les flexibles de frein et les pneus. certaines durits portent maintenant en clair la date de fabrication facilitant ainsi l'entretien préventif et la gestion des stocks.

mercredi 15 avril 2009

Champion Champier


Me voilà de retour du circuit du Laquais avec quelques images et surtout du plaisir plein la tête.
Une équipe vraiment proche des gens et surtout ultra pédagogique, m'a permis de m'éclater pendant mes séries de tours en F.Renault Monza.
J'avais il y a un an, effectué le stage ( cours théoriques et exercices pratiques ) pendant lequel j'avais appris les bases du pilotage de ces petites monoplaces qui ont "tout d'une grande". Un apprentissage très progressif m'avait alors été proposé : exercices de freinage, de trajectoires, tours de piste en groupe avec le circuit expliqué point par point et décryptage des commandes ( levier de vitesse, mise en route, dashboard ).
C'est à la suite de ce stage que l'école de pilotage du circuit propose à ses élèves de revenir effectuer des séries de tours à bord des F.Renault "hors stage".
J'appréhendais un peu car de longs mois se sont écoulés depuis mes cours et j'imaginais être un peu perdu. Mais justement, Eric Vautier ( le boss ) m'a pris en charge ( ainsi qu'un jeune venu, lui, tourner en Clio Sport ) et m'a fait de nouveau réviser point par point le circuit tout en me rafraichissant la mémoire sur la prise en main des bolides. Du coup, c'est gonflé à bloc et rassuré que j'ai repris le volant et je dois dire que ce fût une expérience des plus agréables !
La particularité de la pédagogie proposée est qu'elle est basée sur la sécurité mais jamais au détriment du plaisir et de l'attaque. J'avais autrefois connu la situation où les moniteurs ( dans une autre école ) me répétaient sans cesse les dangers et les pièges qui m'attendaient, de quoi installer un climat anxiogène incompatible avec le relâchement dans le pilotage... là toutes les observations ont été constructives et m'ont fait progresser tout en me permettant de "tester" mes limites.

Si vous êtes un passionné, vous trouverez au circuit du Laquais une oreille attentive, un circuit très bien tracé, des voitures au top et à la pause vous sera même proposé une petite boisson rafraichissante ! Je vous le recommande 1000 fois.